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Kosovo:
nouveau carnage pour un vieux
scénario
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Tout
le dossier
18
janvier 1999
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Par
Maxims, correspondant
spécial pour
l'ex-Yougoslavie
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Après
l'avoir commandité, le gouvernement
yougoslave a clairement revendiqué
le massacre de Racak en précisant
aux autorités européennes
que l'action de vendredi avait
été menée "contre des
terroristes internationaux
armés
(sic!)". Une
façon d'expliquer aux timides
représentants de l'UE que les
sbires de Milosevic continueront à
exterminer tous azimuts là
où ils en auront l'occasion.
Le
NAAC (National Albanian American Council)
a demandé hier aux sénateurs
républicains US
des frappes militaires contre les
positions
serbes;
mais l'Otan faisait savoir que "avant
une (hypothétique NDR)
intervention, il fallait attendre les
résultats de l'enquête du
Tribunal international"...
Or,
on voit mal comment cette enquête
puisse aboutir vu, que
la police des
frontières serbe a barré la
route, avec l'amabilité qu'on lui
connaît, au procureur international
Louise Arbour. La magistrate canadienne
a été littéralement
stoppée à la
frontière entre le Kosovo et la
Macédoine et, invitée a un
rapide retour a la case départ.
Quant à William Walker, chef de la
mission OSCE, s'est vu sommer de quitter
le sol serbe sous 48 heures par le
bourreau de Belgrade.
En
s'essayant dans un exercice de style d'un
cynisme "acrobatique", l'ambassadeur de
Milosevic à Londres a
affirmé, tranquillement, que "ce
qui s'est passé n'était pas
dans les intentions de la police serbe...
" Donc, 45 personnes (hommes, femmes et
même une petite fille de douze ans)
seraient ainsi morts
(assassinés avec une balle dans
la nuque) par une "simple inadvertance"
d'un régime criminel
Attendons-nous au pire: le remake des
horreurs de la Bosnie est en train de
commencer. Avec les mêmes acteurs,
mais avec des nouvelles
victimes.
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