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Cette sentence, qui était escomptée, entraîne automatiquement, selon le droit turc, le recours à la procédure d'appel qui pourrait avoir lieu dans les prochaines semaines. Si la condamnation devait être confirmée, la sentence devrait être d'abord soumise au vote du parlement (dont la composition est dominée par les nationalistes) et, ensuite, transmise au président de la république qui a le pouvoir de concéder la grâce. Depuis ce matin, les autorités turques avaient mis en place un important dispositif militaire autour des ambassades, des consulats et des principales localités touristiques. Le ministère de la justice d'Ankara a aussi ordonné l'intensification des contrôles dans les prisons en craignant des manifestations des militants kurdes emprisonnés. Le
seul espoir qui peut encore animer Ocalan
réside dans la Cour européenne des droits
de l'homme. Ses avocats viennent d'annoncer qu'ils ont
l'intention d'y avoir recours. Dommage que, en
février dernier, juste avant d'être
kidnappé à la résidence de l'ambassade
grecque de Nairobi, Ocalan avait essayé de se rendre
en Hollande afin d'être jugé par la Cour
européenne. Mais, hélas, à
l'époque les autorités des
pays
de l'Union ont préféré
expulser
le "problème kurde" en interdisant l'atterrissage de
l'avion du chef du Pkk sur le sol de la "paisible
Europe"... En offrant ainsi le spectacle d'une
hypocrisie communautaire, digne de Ponce Pilate! Abonnez-vous
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