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"Les
coupables de ma capture? La main a été de
la
Grèce,
les doigts sont des Etats-Unis,
de la Grande Bretagne, de l'Allemagne, de la Russie et de
l'Italie".
Dans un message confié à son avocate, Hatice
Korkut, le leader kurde Abdullah Ocalan se faisait
prophétique vis à vis du probable
dénouement de son procès: "Si je vais
mourir il y aura un bain de sang et le sang portera à
un coup d'état militaire".
Le procès d'"Apo" est en train de se conclure sur l'île-prison d'Imrali. "Saygialar!" (mes respects) ainsi s'est terminée, hier, la longe plaidoirie du président du parti des travailleurs kurdes devant ses juges turcs. La ligne de conduite d'Apo n'a pas varié depuis le début des audiences. Le chef du Pkk tente de sauver sa vie en essayant de se faire reconnaître, par les autorité turques, comme "L'Interlocuteur Incontournable": Le Seul capable d'arriver à établir un processus de pacification dans la région du Kurdistan. Le tractations entre le chef du Pkk et l'Etat turc ne sont pas une nouveauté. Son kidnapping en février a été, au contraire, un coup d'arrêt au tractations secrètes, qui durent depuis six ans entre le Pkk et Ankara. Les premiers contacts avaient en effet été noués à partir de janvier 1993 directement avec la Présidence de l'Etat turc. Le président de l'époque Turgut Ozal, était arrivé jusqu'à proposer une discussion, qui aurait dû aboutir à la création d'une fédération entre le Turcs et les Kurdes. "La question kurde ne peut pas être résolue avec la violence et elle ne peut pas être ignorée. Je suis en train de préparer une amnistie et si Dieu m'en donnera le temps..." Seulement voilà que, Dieu, ou qui pour lui, ne lui a pas offert tout ce temps et... le président Ozal décéda le 17 avril 1993. Officiellement son décès aurait été provoque par un infarctus... Pourtant, selon sa famille, il aurait pu avoir été empoisonné... Pour son frère, Korkut Ozal, aucun doute n'est possible "Turgut ne peut pas être mort d'un infarctus. Toute l'histoire de la Turquie changera si on arrivera à faire de la lumière sur les circonstances de sa mort". Sur l'île-prison d'Imrali, les autorités turques viennent de préparer neuf cellules à côté de celle d'Ocalan. Selon la presse turque les services spéciaux seraient sur les traces du frère d'"Apo", Osman Ocalan, de Kani Ylmaz et Cemil Bayik, qui sont les principaux dirigeants du Pkk à l'heure actuelle. Aucune
fumée de paix n'est donc visible à
l'horizon? Abonnez-vous
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