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Tchétchénie: 4 ingénieurs "007" décapités au service de Sa Majesté

Tout le dossier ex-Urss


13 janvier 1999


P
ourquoi le 8 décembre 1998, en Tchétchénie, quatre ingénieurs britanniques, employés par Granger Telecom (une firme du Surrey) ont été retrouvés assassinés?

Les corps mutilés, la tête coupée, de Darren Hickey, 26 ans, Rudolf Petschi, 42 ans, Stanley Shaw, 58 ans et de Peter Kennedy, (indépendant sous contrat) 46 ans, enlevés le 4 octobre 1998, ont réapparus à Grozny, capitale du nouveau pays "semi-autonome" de la mosaïque décomposée de l'ex URSS. Selon notre confrère, The Independent, ils auraient servi d'espions pour le compte du Foreign Office.

En juillet dernier, les dirigeants de Granger Telecom, étaient reçus aux ministère des relations extérieures britannique. A l'ordre du jour il y avait un contrat, prévu sur 5 ans, pour construire un réseau de téléphonie portable et de relais satellite, d'une valeur de 190 millions de livres.

Le ministère de Sa Majesté aurait conseillé la plus grande prudence... en effet, cette république est instable comme de la nitroglycérine: il y a une guerre en cours qui dure depuis presque deux ans contre leurs voisins russes.

En tout cas, à la fin de la rencontre, les représentants du ministère des affaires étrangères aurait proposé à l'entreprise que, s'ils voulaient vraiment aller dans un des pays au monde - où les gouvernements occidentaux considèrent qu'il est trop dangereux de travailler - tant qu'à faire, ils aurait pu ramener quelques précieuses informations à la mère patrie...

Dans une lettre datée du 13 août les autorités de Londres, auraient donc souhaité avoir quelques précisions sur les possibilités d'investissement existantes ainsi qu'une radiographie sur les hommes les plus influents de ce pays perdu quelque part dans la steppe de l'ex-empire soviétique.

Entre autre, ils auraient souhaité savoir quelque chose sur Camilla Carr et Jon James, déjà enlevés durant l'été 1997 en Tchéchénie, et que le Royaume Uni s'efforçait de libérer (otages qui ont été libérés, le 20 septembre, probablement après le paiement d'une rançon...).

"Nous avons accepté ce contrat en ayant conscience des risques. Nous avons pensé que ça en valait la peine" affirme Ray Worth, le directeur exécutif de la firme Britannique... face à une telle manifestation de cynisme, il y a effectivement de quoi y... perdre la tête.

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