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Le
médecin finlandais Helena Ranta
préférait se dissocier publiquement, dimanche
24/1/99, de l'équipe de médecins à la
botte de Milosevic plutôt que de continuer à
alimenter le doute sur l'incontestable massacre
de civils à
Racak.
Entre-temps, l'Otan était arrivé à exhiber un simulacre de trêve en obligeant Milosevic à traiter avec l'Uck, l'armée de libération du Kosovo qui reste, quant à elle, un objet bien mystérieux. Composée essentiellement d'anciens cadres des ex-armées de Tito et de Enver Hoxa, avec des références idéologiques qui font appel au marxisme-léninisme étatique,l'Uck jouit néanmoins d'une surprenante sympathie auprès de la droite républicaine US. Appuyée par la lobby américano-albanaise du NAAC (National American Albanian Council), l'Uck peut compter sur un certain nombre de sénateurs et députés républicains parmi ses étranges relations privilégiées. En ces derniers mois elle a pu recevoir des aides en armes et en argent considérables. Et la sponsorisation de la part du milieux albanais de plus en plus présent dans le marché de la drogue en Italie n'explique pas l'importance de son renouveau logistique. Les Serbes, eux aussi, peuvent compter sur certains appuis à Washington. A travers leur lobby du "parti pour l'unité des Serbes", ils ont des excellentes passerelles avec des représentants de la "moral majority" (droite républicaine), ainsi que dans l'ambiance "liberal" (gauche du parti démocrate). Ce
n'est pas si étonnant donc que
l'administration
US
se contente de mimer une hypothétique intervention
militaire qui finirait par bombarder avant tout ses
propres intérêts. Abonnez-vous
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