|
Par
Maxims, correspondant
spécial en
Méditerranée
|
|
"J'ai
le sentiment que nous sommes au bord de l'explosion d'une
guerre ouverte au Kosovo". Voici la prévision pour la
nouvelle année de Bronislaw Geremek, chef de la
diplomatie polonaise et ancien président de
l'Organisation pour la Sécurité et la
Coopération en Europe (OSCE).
"Militairement,
il est difficile pour l'OTAN d'aller plus loin sans recourir
à la force", précise le secrétaire
général de l'OTAN Javier Solana, rappelant
qu'une menace d'intervention plane toujours sur Belgrade.
Entre temps le général US Wesley Clark,
commandant des forces de l'Otan en Europe, avait pris
officiellement la défense de l'UCK
(l'Armée de libération du Kosovo, qui combat
pour l'indépendance) et avait pointé l'index
sur Belgrade en affirmant que les Serbes violent leurs
engagements et sont en train de redéployer leurs
troupes dans la province.
Comment
donc ne pas imaginer le Pentagone "derrière" la
visite à Tirana de Aden Demaci, principal
représentant officiel de l'UCK, qui était
reçu (le 6 janvier dernier) dans la capitale
albanaise par le premier ministre Pandeli Majko en personne
avec les honneurs réservés à un prince?
Le
troc pourrait être le suivant: l'administration
américaine s'emploierait à aider à la
construction d'une grande Albanie, en échange
celle-ci se rangerait immédiatement dans la structure
militaire de l'Otan... sous contrôle US! En effet,
depuis quelque temps, les Américains, qui basaient
depuis la fin de la 2e guerre mondiale la présence de
leur flotte en Méditerranée sur la totale
collaboration de l'état italien, cherchent un cheval
de rechange. La fiabilité de la "Botte" diminuant
proportionnellement à l'engagement européen de
l'Italie. Les USA ont donc besoin d'un autre pays
satellite en Méditerranée et... pourquoi ne
pas profiter d'une Albanie en solde? D'autant plus que si
le
bourreau de Belgrade
Milosevic
recevait quelque bombe sur la figure, il n'y aurait pas
beaucoup de larmes officielles qui pourraient
s'afficher...
|
|