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"Libération",
2 juin 2000
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Le
13 avril 2000 (voir
notre
édition),
notre publication révélait
l'étendue de l'activité de Serge
Thion, une taupe antisémite, au Centre
National de la Recherche Scientifique. Le 17 mai
(voir
notre
édition)
nous posions publiquement la question de savoir qui
protégeait ce négationniste notoire.
Alerté par nos articles,
le
Mrap décidait le 26 mai d'intervenir
auprès du
ministre
de la Recherche, M. Roger-Gérard
Schwartzenberg, l'invitant aussi à
"retrouver sur notre site Web des renseignements
intéressants."
Pendant
ce temps la chaîne du service public France 3
nous contactait afin de réaliser un
reportage sur ce sujet si sensible. Pour les
journalistes de France 3, tout comme pour nous, le
témoignage de Madame Catherine
Bréchignac, la directrice
générale du CNRS, était
indispensable afin de pouvoir informer correctement
le public. Nous avons donc contacté
téléphoniquement la direction du CNRS
en proposant une interview à Madame
Bréchignac, en lui offrant la parole,
d'autant plus que nous mettions sa
responsabilité, de par la fonction qu'elle
occupe, directement en cause. Malgré nos
appels répétés, la
directrice du CNRS faisait savoir, à
nous comme à nos confrères de la
chaîne nationale du service public,
qu'elle était dans l'impossibilité de
nous répondre, étant toujours "en
réunion". Cette esquive silencieuse
devait se prolonger... jusqu'à la fin du
mois de mai, jusqu'à ce que Madame
Bréchignac daigne enfin répondre
personnellement à un de nos appels
téléphoniques.
Visiblement
agacée, la directrice du CNRS nous
expliqua alors qu'elle ne souhaitait pas nous
rencontrer dans l'immédiat car "elle
n'avait pas de temps à perdre avec ce genre
de bêtises concernant les
négationnistes" et qu'elle
réservait une intervention, à la
suite de notre article où nous la citions
nommément, à la "vraie
presse". Après, seulement, elle nous
rencontrerait (...)
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