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Je
n'ai pas eu le temps de lire les dizaines de
mémoires universitaires dirigés
par l'éminent professeur Jean Capot de
Quissac entre 1987 et 1999. Pourtant, ces
quelques lignes glanées dans Le francisme
et la collaboration: "A la France inerte,
embourgeoisée par deux décennies
d'esprit de jouissance, il fallait proposer une
autre politique lui permettant de recouvrer sa
santé physique et morale", augurent bien
de la suite et valent 15,5 sur 20 à cet
étudiant sain de corps et d'esprit. Le
travail intitulé Bauhaus et nazisme
ne s'embarrasse pas de détours,
évoquant Hitler: "Il va rassurer le peuple
allemand en le soumettant à une norme
sociale, politique et culturelle unique et en le
délivrant des éléments
dégénérés qui oeuvrent
à la décadence de la nation
germanique"! Trop de franchise nuit et
l'élève doit se contenter d'un
14,5.
Un
autre nazi a les honneurs d'un exergue. Il s'agit
d'un autre mémoire dirigé par Jean
Capot de Quissac: Le deuxième emsav: des
nationalistes bretons en général et
du bezen Perrot en particulier.
L'étudiant, aujourd'hui universitaire
à Rennes, cite un écrit de Fransez
Debauvais du 21 juillet 1943: "Que reste-t-il
à faire? D'abord une histoire de Bretagne
fidèle et vraie. Il ne faut pas avoir peur
de la vérité" mais il se garde
bien de souligner que, dès 1937, Debauvais
entrait en contact avec les services secrets
nazis afin d'obtenir la proclamation d'un Etat
breton autonome, ce qui lui valut d'être
condamné à mort en 1940. L'amour de
la vérité a des limites! L'un des
personnages essentiels dévoilés par
ce mémoire est l'abbé Jean-Marie
(Yann-Vari) Perrot, recteur de Scrignac dont
le nom fut donné, après sa mort,
à la horde des SS bretons, le Bezen
Perrot (...)
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