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Le postulant obtint son titre de "docteur", sauf que ce n'est pas le président qui présidait mais le professeur au fouet, Bernard Lugan. Jacques Goudet, ancien militant du syndicat étudiant de la droite musclée U.N.I., s'en explique en ces termes: "Les deux arabisants m'ont dit qu'ils voulaient un historien. Africaniste, il était susceptible de s'intéresser à la lecture de cet ouvrage". Ameur Ghedira était quand à lui membre du "Centre d'études linguistiques Jacques-Goudet" où il retrouvait Jean Haudry, Bruno Gollnisch et Jean-Paul Allard. Seul Roger Deladrière, le directeur de thèse, ne rentrait pas dans le cadre ainsi que le montre ses déclarations à Politis en janvier 1990: "Cette thèse n'aurait jamais dû être admise à soutenance. J'avais personnellement demandé au président de l'université, Jacques Goudet, qu'elle ne le soit pas. Il ne m'a pas suivi, et c'est contraint et forcé qu'un jury a été constitué et qu'une soutenance a eu lieu". Jacques Goudet lui rétorque: "J'ai maintenu la soutenance dans l'intérêt du doctorant. Fonctionnaire tunisien, il avait obtenu l'autorisation de venir en France pour soutenir sa thèse. Le temps était compté".
Il atteint les sommets page 320: "La réalité de la presse nous oblige à ne pas rejeter complètement et à ne pas nier l'existence d'un groupe de pression à l'échelle internationale qui manie les mass-médias. (...) Apocryphe ou pas, ce qui est écrit dans "Les Protocoles des Sages de Sion" paraît assez bien correspondre à la réalité des faits étudiés". Le directeur de thèse ne trouvera qu'un misérable argument pour tenter de réduire le scandale : Bdioui n'a obtenu son doctorat qu'avec une mention "passable" qui serait "comme une sanction accompagnée de suites administratives et universitaires, en particulier l'interdiction de la diffuser et de la publier telle quelle". On apprend ainsi, ce qu'aucun texte administratif ne se hasarde à confirmer, qu'obtenir un doctorat constituerait une sanction! Quand à l'interdiction d'imprimer et de diffuser, elle n'a pas découragé les Presses Rapides Intégrées de Monastir ni la bibliothèque interuniversitaire de Lyon d'avant l'incendie.
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