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"César, Napoléon, Mussolini, tous les grands conducteurs de peuples, grandissent au-delà de la stature humaine, et enveloppent de leur volonté et de leurs idées des foules innombrables",
"Le conditionnement des criminels les moins dangereux par le fouet, ou par quelque autre moyen plus scientifique, suivi d'un court séjour à l'hôpital suffirait probablement à assurer l'ordre. Quant aux autres, ceux qui ont tué, qui ont volé à main armée, qui ont enlevé des enfants, qui ont dépouillé les pauvres, qui ont gravement trompé la confiance du public, une établissement euthanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d'en disposer de façon humaine et économique. Le même traitement ne serait-il pas applicable aux fous qui ont commis des actes criminels? Il ne faut pas hésiter à ordonner la société moderne par rapport à l'individu sain". A ceux qui, aujourd'hui, ne voudraient voir là qu'un hasard malencontreux, Alexis Carrel répond par avance dans la préface à l'édition allemande de son livre, en 1936, trois ans après l'installation d'Adolf Hitler au pouvoir: "En Allemagne, le gouvernement a pris des mesures énergiques contre l'augmentation des minorités, des aliénés, des criminels. La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé quand il s'est montré dangereux". La révélation de cette pensée typiquement nazie conduit le Conseil d'Administration de l'université Lyon I à organiser un vote, en 1992. Si 32 personnes se prononcent pour l'abandon du nom d'Alexis Carrel, (16 contre, un vote nul, six absents), la majorité requise des deux tiers n'est pas atteinte, et la diffusion d'un rapport de spécialistes qui propose le statu-quo est déterminante. L'un de ces spécialistes était Bernard Comte, professeur d'Histoire à Lyon, qui s'illustrera, en 1999, par un nouveau rapport tout aussi respectueux de la hiérarchie.
René Laennec lui sera préféré. On sait qu'il étudia la cirrhose atrophique du foie d'origine alcoolique dite "cirrhose de Laennec", puis il inventa le stéthoscope. A Saint-Brieuc, pour effacer le nom du prophète de l'élimination des faibles, on a choisi d'honorer Anne Frank. En janvier
2000, le responsable de l'équipe lyonnaise qui a
effectué une double greffe de la main, le professeur
Dubernard a rendu un vibrant hommage à Alexis Carrel.
Le professeur Dubernard, député RPR, qui
occupa d'éminentes fonctions à la tête
de l'université lyonnaise, ambitionne de devenir
maire de Lyon (voir l'article "Exploit
médical en France: le professeur Dubernard et une
greffe très politique...")
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