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Une
enquête en dix articles sur l'historique de
la tentative de prise de pouvoir des
négateurs de la mémoire dans
l'université lyonnaise.
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Le ciel
de la capitale des Gaules se charge des cendres des
400.000 livres brûlés dans l'incendie
de la bibliothèque inter-universitaire.
Diplômes de complaisance, professeurs
échangistes, concours truqués, le
Poulpe secoue une ville qui perd ses
facultés. Commandez
le livre avec alapage
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1 -
L'affaire
Jean Plantin,
le bébé éprouvette du
négationnisme
17/01/2000
2 -
L'affaire
François Robert,
l'ingénieux du
CNRS
24/01/2000
3 -
L'affaire
Goulven Pennaod,
le druide nazi de Lyon
III
31/01/2000
4 -
L'affaire
Bernard Lugan,
le professeur fouetteur de Lyon
III
07/02/2000
5 -
L'affaire
Alexis Carrel,
les chambres à gaz honorées par la
Faculté
14/02/2000
6 -
L'affaire
Bernard Notin,
l'antisémite
suspendu
21/02/2000
7 -
L'affaire
des frères
Lumière,
ou le cinéma sans
conscience
28/02/2000
8 -
L'affaire
Abdelhamid Bdioui,
un doctorat antisémite à Lyon
III
06/03/2000
9 -
L'affaire
Henri Roques,
les Lyonnais débarquent à
Nantes
13/03/2000
10 -
L'affaire
Robert Faurisson,
faux et usage de
faux
20/03/2000
Il
y a vingt-et-un ans, le 3 janvier 1979, Primo Levi
écrivait dans le Corriere della Sera
à propos de l'affaire Faurisson qui venait
d'éclater en France:
"Qu'ont
donc fait les autorités universitaires et la
Justice ? Elles ont toléré que vous, niant
les morts, vous les tuiez une seconde fois".
L'activisme
négationniste de Robert Faurisson, professeur de
littérature à l'université Lyon 2,
depuis longtemps lié à
l'extrême-droite, a rapidement été
orchestré et médiatisé par
différents groupes et revues issus de l'ultra-gauche
comme La Vieille Taupe de Pierre Guillaume ou La
Guerre Sociale de Joseph Benhamou.
La
volonté de donner une légitimité aux
thèses affirmant l'inexistence du génocide et
des chambres à gaz, les a conduit à tenter de
trouver de nouveaux appuis dans l'institution
universitaire. Le choix de la ville de Lyon, comme
laboratoire de cette politique d'infiltration n'est pas
dû au hasard. Après mai 1968, la reprise en
main du monde étudiant s'était traduite, au
bord du Rhône, par la création de
l'université Lyon III et la nomination à sa
présidence d'un responsable du Service d'Action
Civique, une milice politique gaulliste composée pour
une bonne moitié de repris de justice et de militants
d'extrême-droite. En quelques années de
recrutement sélectif, va s'opérer sur ce
campus une collusion entre la droite lyonnaise respectable
et les cercles extrémistes. La naissance du Front
National, en 1972, donnera un coup
d'accélérateur à cette alliance dont
une des conséquences lointaines prendra la forme du
coup de force de Charles Millon au Conseil Régional
en 1998.
Au cours
des vingt dernières années,
l'université lyonnaise a été
associée en permanence aux offensives des "assassins
de la mémoire", et nous avons choisi d'en
présenter les dix principaux épisodes en
remontant peu à peu vers la source.
Très
souvent, seul le travail de quelques organes de presse et
d'associations (Cercle Marc Bloch, Sos Racisme,
Golias, Mrap, Hippocampe, Unef-Id) a permis que ces
affaires ne soient pas enterrées. La mise à
disposition, sur Amnistia.net, de cette base de
données est une manière de prolonger l'exergue
de "Si c'est un homme" de Primo Levi:
N'oubliez
pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre coeur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de
vous.
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En
décembre 1999, le Cercle Marc Bloch de Lyon,
la revue Golias et les associations Ras l'Front et
Sos Racisme ont rendu public un document "Pour
la mémoire" qui éclaire vingt ans
de dérive négationniste dans
l'université lyonnaise, depuis l'affaire
Faurisson jusqu'à l'affaire Plantin. Cette
série de dix articles s'en inspire
largement.
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