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Les
"services" dans l'ombre du Temple
Solaire
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Par
Didier Daeninckx
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Mardi
17 avril 2001
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Il
y a plus de cinq ans, le 23 décembre 1995, seize
corps calcinés, dont ceux de trois enfants, sont
découverts au lieu-dit le Puits de l'Enfer, dans le
massif du Vercors (Isère). D'autres massacres, en
Suisse et au Canada, portent le nombre des victimes à
74. L'enquête française privilégie
aujourd'hui la thèse d'un "suicide" collectif qui
aurait été décidé par la
direction de la secte de l'Ordre du Temple Solaire
(OTS). Jean-Pierre Larchandet, un policier et André
Friedli, un architecte, près desquels furent
retrouvées des armes de poing, auraient
drogué, assassiné leurs quatorze condisciples,
puis brûlé les corps, avant de mettre fin
à leurs jours. Au cours des deux prochaines
semaines, le tribunal correctionnel de Grenoble va juger une
seule personne, le chef d'orchestre Michel Tabachnik
pour "participation à une association de malfaiteurs
en vue de la préparation d'assassinats". Un
pharmacien breton qui avait fourni des médicaments
dont les enquêteurs soupçonnaient qu'ils
avaient pu servir à endormir les victimes, a
bénéficié d'un non-lieu. Les proches
de certaines victimes estiment que ce scénario
est cousu de fil blanc et demandent à une justice
réticente de nouvelles investigations.
Philippe
Broussard, dans Le Monde du 24 décembre 1999,
détaillait "les liens, parfois anciens, de certains
responsables de l'OTS avec des ordres rosicruciens,
templiers et francs-maçons". Il citait l'Amorc,
Milita Crucifera Evangelica, l'Ordre Souverain du Temple
Initiatique, l'Ordre Rénové du Temple,
ainsi qu'un réseau d'influence gaulliste, la
Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra,
le dernier terme indiquant la rue parisienne qui abrite son
siège. Le SAC, service d'ordre politique
gaulliste, avait ses habitudes à la même
adresse (...)
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