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Le
17 juin 1999, le syndicat Force Ouvrière des
chercheurs du Centre National de la Recherche
Scientifique (CNRS) demande aux électeurs de
ne pas voter pour la liste qu'il
présente à la commission paritaire!
On vient de s'apercevoir qu'un des candidats, Serge
Thion, est un des plus actifs militants
négationnistes français. Si la
démarche du syndicat est louable, on peut
s'étonner du retard mis à prendre
conscience de l'activité principale de Serge
Thion depuis vingt ans et cela au coeur même
de la recherche: la propagande
négationniste, la réhabilitation de
l'antisémitisme.
Né
en 1942, Serge Thion est d'abord connu pour ses
travaux de sociologie et d'analyse politique
sur l'Afrique (Le pouvoir pâle ou le
racisme sud-africain, Le Seuil 1969) le sud-est
asiatique (Des courtisans aux partisans,
Gallimard 1971).
Dès
qu'éclate l'affaire Faurisson, avec la
parution d'un article dans Le Monde en
décembre 1979, il fait partie de cette
frange de l'ultra-gauche déjantée
qui, autour de La Vieille Taupe, décide de
soutenir le professeur de littérature
lyonnais. Dans les mois qui suivent, il publie un
livre "Vérité historique,
vérité politique" et se porte en
justice aux côtés de Faurisson en
mettant en avant sa qualité de chercheur au
CNRS (...)
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