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Dans
l'article intitulé "Le
négationniste habite au Cnrs" (voir notre
édition du
13.04.2000),
Amnistia.net apportait les preuves que le
principal assassin de la mémoire
français, le chercheur Serge Thion,
utilisait les moyens mis à sa disposition
par l'institution scientifique pour mener un combat
déterminé, sur Internet, contre la
réalité de l'existence des chambres
à gaz, pour diffuser des textes
antisémites. Le journal "L'Humanité"
du 30 avril a repris nos informations, et quelques
jours plus tard, le Mrap a fait de même,
publiant un communiqué dans lequel il est
demandé avec force au Cnrs de prendre toutes
les dispositions pour qu'il soit mis un terme au
scandale de l'utilisation de son label pour couvrir
l'activisme raciste de Serge Thion. Nous savons que
le premier ministre Lionel Jospin, violemment
attaqué dans une récente diatribe
(voir "Des caillasses pour sa gueule") a transmis
le dossier qui lui a été
adressé par d'autres organisations, à
Roger-Gérard Schwartzenberg, le nouveau
ministre de la Recherche.
Jusqu'aujourd'hui,
la réponse du Cnrs consiste en un silence
pesant. Il semble bien que Thion
bénéficie encore de protections
très haut placées, et que certaines
éminentes personnalités qu'il a
été amené à croiser,
dans les années soixante, avant son
adhésion à la secte des chiffonniers
de l'Histoire, persistent à mettre
discrètement leur renommée à
son service (...)
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