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"Je
ne me suis jamais présenté comme un
fils de la Shoah mais cette histoire a
réactivé tout le passé". Sami
Dassa, sociologue, chercheur au CNRS, a les larmes
aux yeux quand il raconte. "En 1982 j'ai appris que
Gabor Rittersporn, un attaché de recherche
au CNRS à la section d'histoire qui
s'était porté en justice, au
même moment, aux côtés du
négationniste Robert Faurisson, avait
demandé d'intégrer notre section de
sociologie. Recommandé par le professeur
Hélène Carrère d'Encausse,
aujourd'hui membre de l'Académie
Française, son transfert avait
été voté à la
quasi-unanimité par la commission de
sociologie du CNRS. J'ai réagi
immédiatement en alertant le directeur
général. Dans ma lettre j'attirais
son attention sur le fait que Gabor Rittersporn
était connu comme l'un des co-responsables
de la publication du livre de Serge Thion
"Vérité historique ou
vérité politique?". Je ne pouvais pas
accepter l'idée que l'équipe de
sociologues du CNRS puisse se faire complice des
thèses néo-nazies de Faurisson en
intégrant dans notre unité de
recherche un de ceux qui avaient soutenu ce
négationniste (...) "
Quelques
jours plus tôt, Dominique Schnapper,
directeur d'Etudes à l'E.H.E.S.S. (Ecole des
hautes études en sciences sociales) avait
adressé sa lettre de démission au
directeur général du CNRS. Voici ses
raisons: "Monsieur Rittersporn a écrit qu'il
était "collaborateur" et "responsable" d'un
livre publié sous la signature de Serge
Thion ("Vérité historique ou
vérité politique?" p.7) qui,
après une préface de Serge Thion,
rassemble des textes et des interviews de M.
Faurisson, démontrant la non-existence des
chambres à gaz pendant la deuxième
guerre mondiale" (...)
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