Dossier
Giulio Andreotti

Le Pacte avec la pieuvre

Jusqu' en 1968, Giulio Andreotti ne représentait qu'un petit courant, basé dans la région de Rome, à l'intérieur de la coagulation de pouvoir de la machine démocrate chrétienne. C'est le basculement du député sicilien Salvo Lima du courant de Fanfani a celui d'Andreotti qui fait prendre une ampleur nationale a ce dernier. En effet, Salvo Lima, en quête de plus vastes espaces d'influence et de pouvoir personnel offrait comme dot, a son nouveau partenaire, le contrôle des réseaux qu'il avait constitué a l'ombre du député Gioia ainsi que ses rapports avec la mafia en les personnes de Stefano Bontate, Antonino et Ignazio Salvo. Tous hommes de l'importante famille de Salemi qui disposaient d'un empire économique parmi les plus puissants de l'île. Et, qui proposent à Andreotti leur capacité à contrôler une grosse partie de la vie interne de la D.C. comme de son électorat à travers l'implantation d'une "mafiosisation" de rapports de pouvoir.

C'est à partir de ce moment qu'Andreotti aurait commencé a fréquenter directement différents parrains siciliens: Badalamenti, Bontate, les cousins Salvo et après, avec l'ascension du clan de Corleone, le nouveau chef de la mafia, Toto Riina.

 

 

 

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