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Déjà
depuis 1947 les Etats-Unis commencèrent
à construire en Italie une structure
clandestine qui serait devenue active dans le cas
d'une "insurrection" ou d'une victoire
électorale communiste.
Elargie
presque à l'Europe entière, cette
structure, sous commandement américain et
anglais, devint particulièrement puissante
en Italie, où elle devint le plan "Gladio"
(glaive) en 1956, avec une base
d'entraînement, nombreuses caches d'armes, et
près d'un millier de cadres prêts
à effectuer d'ultérieurs recrutements
et des opérations de guerrilla. La structure
était connue uniquement par certaines
hautes
personnalités
politiques
et des services secrets italiens, ces mêmes
services étant contrôlés et
financés par la CIA.
On
attribue à Gladio une participation
importante dans les campagnes de terrorisme noir
des années 60 jusqu'à 80 et dans les
tentatives de coup d'Etat, notamment celui de
Valerio Borghese en décembre
1970.
Dans
les années 70, Gelli aurait
été présenté par le
responsable de la CIA à Rome, Ted
Shackleton, au général Alexandre
Haigh, devenu commandant en chef de l'OTAN de 74
à 79.
Grace
à son plan de "Renaissance
démocratique",
la loge
P2
était considérée comme une
structure capable de prendre en main le
gouvernement de l'Italie dans une hypotèse
d'extrême droite.
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