|
Le
Plan de renaissance démocratique de
Gelli
est
un plan soi-disant pour "revitaliser" le
système à travers la "sollicitation"
des organes de l'Etat, la magistrature, les partis,
la
presse,
les syndicats...
En
fait, il vise à "refonder" l'Etat italien
dans une direction autoritaire à travers
l'infiltration secrète, en passant par les
individus, soit par conviction, soit par des forts
moyens financiers, des organes
cités.
Pour
poursuivre ses buts, il se propose entre
autre:
-
de sélectionner les hommes politiques: par
exemple, Mancini, Mariani et Craxi pour le Parti
Socialiste; Visentini et Bandiera pour le Parti
Républicain; Orlandi et Amidei pour les
Socio-démocrates; Andreotti,
Piccoli, Forlani, Gullotti et Bisaglia pour la
Démocratie Chrétienne; Cottone et
Quilleri pour les Libéraux; (eventuellement)
Covelli pour la Droite Nationale.
-
d'infiltrer la presse, individuellement par 2 ou 3
journalistes par quotidien ou périodique, de
façon que l'un ne connaisse pas l'engagement
de l'autre.
-
d'acquerir des hebdomadaires.
-
de faire dissoudre la RAI et de créer
plusieurs chaînes
câblées.
-
de faire éclater les syndacats majoritaires,
et appuyer la fusion de leurs restes avec les
syndacats autonomes.
-
finalement, d'effectuer quelques "retouches"
à la Constitution...
Selon
Tina
Anselmi,
présidente de la commission parlementaire
d'enquête sur la P2,
dans une interview de 1992 au quotidien "Il
Giorno", "Ce qui a caractérisé la P2
c'est qu'elle ne visait pas à un coup
d'Etat, mais qu'elle se glissait avec ses hommes...
dans les parties vitales de l'Etat. Les sommets
militaires, politiques, les journalistes
étaient chargés de seconder et
orienter la réalisation des buts
prévus."
...
ça ne l'a pas empêché d'appuyer
les coups d'Etat des autres...
|