©www.amnistia.net

 

Vidéo-News Voyage: Huit mois dans "La France d'après"


Mercredi 2 janvier 2008


Huit mois. Le baiser à la Kennedy, à Cécilia entourée de ses enfants, le jour de l'investiture à l'Elysée.



L'augmentation de 140% de la rémunération du chef de l'Etat;
le brunch avec les Bush, déserté par Cécilia. Super-Cécilia qui libère les infirmières bulgares en Libye; l'accolade avec Poutine à Moscou;


Après la rencontre avec Poutine, le président semble un peu sécoué...


la réconciliation solennelle avec l'Amérique devant le Congrès de Washington; les baisers protocolaires à la chancelière allemande Angela Merkel, qui masquent le malaise grandissant dans le tandem franco-allemand; l'explication très polie de Cécilia à propos de sa rupture avec Nicolas; la visite du président vénézuélien Chavez à Paris, ennemi des USA et ami de l'Iran, certes, mais possible libérateur de l'otage Ingrid Betancour; le vol du président-Rambo au Tchad pour libérer les journalistes impliqués dans "l'enlèvement humanitaire"; le divorce et la solitude du président, 'single' hélas, dans les salons de l'Elysée; les tentes des Don Quichotte démontées par la police, la tente bédouine de Kadhafi érigée en plein cœur de Paris, en attendant les contrats mirobolants pour 10 milliards qui sont restés depuis dans le brouillard; l'apparition de Carla Bruni, probable future première dame de France.



L'apparition de la belle dame brune a été précédée par un sondage.
"Qui souhaiteriez-vous comme première dame de France?" Le publicitaire, ami de l'Elysée, qui a commandité cette enquête, a pris le soin de suggérer des noms de possibles élues: Carole Bouquet, Laurence Ferrari... Carla Bruni...

"Il n'y a rien à redire", a commenté le chef de l'Etat, une fois reçu le résultat du sondage. "Les gens considèrent que cela relève de ma vie privée. Autrement dit, ils s'en foutent. Au pire, ils diront que j'ai bon goût". Le président est optimiste. Il ne soupçonne même pas que les fautes de goût sont désormais le trait de caractère de sa "France d'après". Une France où le président de la République vole la "une" de la presse people aux vedettes synthétiques "made in Star Ac".



Pendant ce temps, la France qui souffre manifeste. Tandis que le président s'attribue un salaire mensuel net de 20 mille euros, des familles de salariés n'arrivent plus à survivre avec 1.200 euros par mois. 1.200 euros, c'est le salaire moyen dans le pays. Vingt mille euros, c'est le nouveau salaire du président, qui annonce que si le peuple a faim, il n'a qu'à travailler plus.

Pendant ce temps, notre président se montre. De plus en plus. Il croit dans le mérite. Il lui paraît donc tout à fait normal que lui, qui est arrivé au sommet du pouvoir, qui est donc le plus méritant de tous, peut, tout naturellement, ne se priver de rien. Rien n'est trop beau. Rien n'est trop cher. Rien n'est assez clinquant.



Notre président aime se montrer... mais quand il n'aime pas les questions des journalistes, il ne se montre pas très calme...


Nicolas Sarkozy a transformé la présidence de la République en une émission de télévision, un prime-time permanent où les événements publics et privés se confondent.

Les vacances du chef de l'Etat sont désormais sponsorisées par le magnat Bolloré. Une question mesquine: Est-ce bien Monsieur Bolloré qui a payé personnellement la location de l'avion appartenant… à son groupe industriel? On l'espère pour lui. Dans le cas contraire, ça relèverait de l'abus de biens sociaux, ou pire, de la corruption active. Et, pourtant, les vacances présidentielles sur "Bolloré Airlines" sont devenues un classique, une image de marque de la France d'après...

Le président français s'est envolé vers les rivages du Nil, sa main dans la main de Carla Bruni, suivi par la famille et les amis, dont le fils aîné Pierre, mamie Andrée et la mère de sa nouvelle fiancée, mamie Marisa.

Les gazettes people sont devenues la meilleure source pour suivre le nouveau cours de l'Elysée. Des sortes de journaux officiels du côté "Cour". Elles racontent au bon peuple que l'ancienne top-modèle reconvertie en chanteuse à succès, vue en train de se balader à côté du président dans la Vallée des Temples, aurait reçu un ultimatum de son boy-friend pour prononcer au plus tôt le "oui" rituel. Nick est amoureux fou, rapportent les feuilles "bien informées", mais Carla hésite, elle voudrait garder sa liberté, et au moins la liberté artistique.

Une chose est sûre: dans ce soap opéra à rebondissements quotidiens, qui sert de décor à la France d'après, la gestion de la rumeur est devenue désormais matière politique.

Tandis que Gala a été visiblement autorisé à publier un reportage photo glamour du couple présidentiel, un malheureux photographe de l'Agence France Presse a eu le coude cassé par les policiers égyptiens pour avoir "osé" prendre une photo des vacances présidentielles sans passer par le service de presse de l'Elysée. S'agit-il d'un message de bonne année à l'intention de la presse "non-embedded"?



A voir et à lire aussi:

Vidéo: Un samedi après-midi à Paris: Le froid, les sans-abri et la telenovela de Nicolas et Carla

Vidéo: Pendant que Nicolas et Carla se promenaient à Disney...

Vidéo: Laissez Nicolas tranquille!

Vidéo: Le "Bachelor de l'Elysée": "Quelqu'un m'a dit" qu'elle sera la première dame de France...

Vidéo: Kadhafi s'en va, Sarko est de retour...

Match: Rachida prend la place de Cécilia!

Vidéo: Sarkozy : L'île de la tentation

Vidéo: Super Sarkozy

Vidéo: Sarkozy, la presse et ses amis

Tout le dossier "Le pouvoir et l'argent"

Tout le dossier "L'univers des médias"



Abonnez-vous à Amnistia.net
.










Abonnez-vous au site Amnistia.net (accès direct à tous les articles) et recevez, chaque mois, notre journal Les Enquêtes interdites (format PDF).
Abonnements: 4 euros 15 jours | 18 euros 3 mois | 50 euros 1 an



©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation réservés
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une