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Quelques remises de bateaux de l'estuaire
du fleuve Arno vues par Google Eart. En
utilisant ces photos satellites, la
perception de Pise a pu déclencher
des contrôles fiscaux.
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Le
zélé directeur de la perception des
impôts de Pise (Italie) a eu un jour une
idée pour traquer l'évasion
fiscale. Pourquoi ne pas utiliser un puissant
outil déjà existant, mis à la
disposition de tous, gratuitement, pour effectuer
ses contrôles fiscaux? Il pensait bien
sûr à Google Earth, qui nous offre une
représentation par photos satellites du
monde entier, avec une extrême
précision.
Ses
premières cibles ont été les
remises de bateaux de l'estuaire du fleuve Arno,
qui déclaraient à son goût un
chiffre d'affaires trop bas. En naviguant sur
Google Earth, il a pu compter les bateaux
remisés dans chaque établissement. Si
on compare leur nombre avec les factures des
exploitants, le tour est joué. Sans
même se déplacer, les inspecteurs ont
pu déjà en épingler
six.
"Google
Earth a été un outil important pour
notre travail", a expliqué le directeur
de la perception au quotidien Corriere della
Sera. "Sans que notre administration ne
dépense un seul euro, il nous a fait gagner
du temps, mais surtout il nous a permis d'agir avec
précision".
L'action
suivante a été celle de traquer les
propriétaires des bateaux, en mesurant leur
dimension sur Google Earth et en comparant leur
valeur estimée avec les déclarations
des revenus de leurs propriétaires. Et il y
en a déjà qui avancent que les
inspecteurs pourraient contrôler les
plagistes, rien qu'en comptant le nombre de
parasols présents sur leurs plages
Le
tout, sans mettre un pied hors du
bureau.
Avec
un peu de fantaisie, on peut imaginer tout un tas
d'autres applications de contrôle
utilisant Google Earth.
Regardez en l'air et souriez, du ciel, on nous
observe.
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